M. Berger candidat au Conseil dA�partemental

2014 11 21 Blason le magicienLe Maire, Conseiller rA�gional, a lancA� sa campagne pour le Conseil dA�partemental le samedi 7 fA�vrier.

Dans son premier tract diffusA� rA�cemment, il explique aux Clamartois-es que « la Ville est A� nouveau en mouvement » depuis son arrivA�e A� l’HA?tel de Ville. Cette formulation est amusante parce qu’elle rappelle l’A�lection de l’A�quipe municipale de gauche en 2001 : les habitants, consultA�s sur la faA�on de dA�finir leur Ville, avaient plA�biscitA� alors l’expression « la belle endormie ». Ils avaient ensuite en 2008, sans hA�sitation, approuvA� la municipalitA� d’avoir « rA�veillA� » la Ville.

On ne peut pas taxer aujourd’hui M. Berger d’immobilisme, mais on peut A?tre inquiet devant l’impression qu’il fonce A� toute allure en marche arriA?re. Mettre un terme au projet d’accueil de jour pour les SDF, tenter de mettre un terme A� l’expA�rience d’insertion par le travail des adultes handicapA�s au bar-restaurant du thA�A?tre, sont des signaux qui ne trompent pas. Quant au « mouvement », on aimerait bien connaA�tre les crA�ations et implantations d’entreprises en cours qui seules peuvent en constituer la force motrice.

M. Berger signale la��A�tat prA�occupant des finances communales. Son analyse est correcte ; tous les A�lA�ments dA�crivant les A�volutions de ces finances ont d’ailleurs A�tA� portA�s A� sa connaissance rA�guliA?rement depuis 2008 lors des rA�unions du Conseil municipal et de ses Commissions, et particuliA?rement depuis 2012. Il serait lA�gitime que les habitants en sachent plus, et A� cet A�gard le rapport introduisant le prochain dA�bat d’orientation budgA�taire est extraordinairement dA�cevant : on y reviendra.

Il serait lA�gitime en particulier que les habitants connaissent l’impact financier des mesures prises par M. Berger depuis son A�lection, mesures qui vues de l’extA�rieur semblent aggraver systA�matiquement la situation financiA?re de Clamart : les dA�penses de fonctionnement nouvelles concernent par exemple la voirie (on pense en particulier A� tous ces hectolitres de peinture verte rA�pandus sur le mobilier urbaina��), ou encore le gonflement incomprA�hensible des effectifs de la Direction gA�nA�rale des services, ou encore la sA�curitA� (voir notamment la��article sur la dA�linquance sur ce blog), qui mobilise des efforts importants dont rien ne dA�montre qu’ils soient correctement ciblA�s.

On se souviendra que ce na��est pas un candidat qui se prA�sente tout seul devant les A�lecteurs les 22 et 29 mars prochains mais bien un binA?me paritaire. Pourtant la place minuscule allouA�e A� la colistiA?re de M. Berger sur le premier tract de campagne est tout sauf paritaire : Mme Isabelle DebrA� n’y a mA?me pas droit A� une petite photo ! Nous la prA�sentons ci-dessous pour compenser quelque peu cette injustice.

2015 02 11 isabelle DebrA�

M. Berger annonce qu’il se porte candidat pour nA�gocier avec le DA�partement un contrat pluriannuel de soutien, qu’il juge indispensable. Il est dommage qu’il n’ait trouvA� autour de lui personne A� qui faire confiance pour cette mission, pendant qu’il se consacrerait exclusivement aux affaires de la Ville, comme il s’y est engagA�.

Mais sur le fond il n’a pas tort. Pendant des mois, les tentatives pour nA�gocier un tel contrat en 2013 se sont heurtA�es A� la mauvaise volontA� du PrA�sident du Conseil GA�nA�ral Patrick Devedjian, qui aurait acceptA� seulement de signer un contrat dA�savantageux pour Clamart ! Pourtant, avec le chantier du Campus, il disposait d’une trA?s grosse opA�ration sur laquelle il aurait pu faire un geste de grande ampleur, digne du DA�partement.

Nous n’avons aucun doute que M. Berger jouira d’un accueil plus favorable. Obtiendra-t-il pour autant le contrat de par exemple 25 Millions (la moitiA� du coA�t du campus) qui aurait A�tA� justifiA�, et aurait justifiA� l’inscription en lettres majestueuses du nom du gA�nA�reux contributeur P.A�Devedjian sur la faA�ade du campus Trivaux ? On ne peut que le souhaiter !

Pour terminer, on fera remarquer A� M. Berger que, lorsqu’il justifie exclusivement sa candidature par l’objectif de « consolider la position de Clamart et aller chercher cet appui indispensable A� l’efficacitA� de notre action », il croit peut-A?tre plaire, et bien faire, mais il est dans l’erreur.

En effet, sans que les intA�rA?ts de la commune ne soient nA�gligA�s, le Conseil dA�partemental a pour objet l’intA�rA?t gA�nA�ral A� l’A�chelle du territoire dA�partemental. Si chaque Conseiller se comportait comme feue Mrs Thatcher au Conseil EuropA�en, A�goA?stement, en se bornant A� clamer « I want my money back« , le Conseil dA�partemental perdrait sa signification et sa justification. C’est du reste ce qui risque de se passer, notamment pour les Hauts-de-Seine ; c’est une raison pour laquelle la Nation sera probablement conduite, sur le territoire de la mA�tropole parisienne, A� mettre fin A� cette institution qui ne comprend plus sa mission.

PhW

 

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