Quel rôle pour une section du Parti Socialiste ?

Deuxième épisode de la saga de Martin Bernard, qui examine cette semaine  le rôle d’une section  du Parti Socialiste.

Si les statuts donnent la mission essentielle d’une section, ils laissent chacune la décliner à sa guise. La question de ce qu’il faut entendre par « Elle est le lieu de débat et de rassemblement de tous les adhérents » a fait l’objet d’une réflexion collective au sein de la section de Clamart en 2008. Cette réflexion a-t-elle vieilli ? A vous de juger, j’en exhume les quatre orientations d’action (qui étaient assorties de propositions concrètes).

La première est une orientation vers les militants. La section doit pouvoir être un lieu où on débat, sur des thèmes à définir, de manière organisée. Ces débats doivent permettre de faire progresser la réflexion individuelle et collective des militants, qui peuvent venir chercher dans un parti politique cet espace de réflexion. Ils peuvent bien sûr aussi nourrir les positions de la section lors de diverses occasions. Ils doivent être l’occasion aussi de toucher éventuellement une population non militante mais sensible aux valeurs défendues par le parti. Ces débats peuvent concerner des thèmes de société, mais aussi permettre une « mise à jour » des connaissances des militants sur le fonctionnement et les orientations du parti.

La deuxième est une orientation vers les citoyens. Il s’agit d’établir des échanges dans la durée avec les citoyens : de la section vers les citoyens, et réciproquement. Vers les citoyens, la section a vocation à diffuser différents messages, sur des sujets locaux ou nationaux, et à montrer aux citoyens l’attention qu’elle leur porte. Inversement, la section bénéficie d’un contact direct avec les citoyens, lui permettant d’identifier leurs préoccupations, points de vue, attentes, etc. Tout ceci sans confondre section et équipe municipale.

La troisième est une orientation vers les élections. Il s’agit de se préparer à exercer des responsabilités électives au niveau local (municipal, cantonal, voire régional – et dans une certaine mesure on peut ajouter les élections législatives). Cela nécessite notamment une connaissance partagée des missions, obligations, responsabilités, etc., des élus et des groupes d’élus, une capacité à repérer et faire émerger de bons candidats, assorties d’une capacité à produire des programmes électoraux complets et de valeur.  Le moment venu, cela demande également une connaissance de la concurrence, et une capacité à faire des campagnes massives.

Enfin la quatrième est une orientation vers le parti. La section étant le grain de base du parti socialiste, elle a à jouer son rôle en termes de contribution aux choix politiques du parti et au fonctionnement de ses différentes instances, ainsi que de participation aux campagnes pour les élections nationales (présidentielle, et législative) et européennes.

Alors, obsolète, cette réflexion ?

Martin Bernard

1 Commentaire

  1. marianne 25 juillet 2013 Répondre

    Pas du tout obsolète, cette réflexion! Et c’est effectivement ce que j’attends d’une section. Alors, au boulot, camarades clamartois! On peut mieux faire!!

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