VA�ux pour nos territoires

La rA�gion Ile-de-France

L’annA�e 2015 s’est terminA�e avec des A�lections rA�gionales qui, sans grosse surprise, ont vu la candidate de la droite prendre l’avantage. Le candidat de la gauche, aprA?s un petit tour dans l’arA?ne des rA�gionales, est retournA� sur son perchoir A� la��AssemblA�e nationale.

Que souhaiter A� Madame PA�cresse ? Par exemple qu’elle A�coute les architectes pour A�viter de dA�figurer durablement nos paysages urbains (voir sur ce blog, la lettre au PA?re NoA�l datA�e du 24 dA�cembrea��)

Surtout, qu’elle ne se laisse pas emporter par l’obsession de la sA�curitA�. Bien sA�r, c’est une prA�occupation impA�rative, mais il y a l’Etat pour cela, et il y a les communes, chacun avec ses missions propres. Si la RA�gion joue son rA?le pour les transports, si elle fait bien son travail en termes d’A�ducation et de formation professionnelle, c’est un atout crucial pour obtenir des amA�liorations de notre climat social, amA�liorations dont les retombA�es sur la sA�curitA� peuvent A?tre considA�rables.

Il semble que l’A�lue clamartoise au Conseil rA�gional n’ait pas dA�crochA� de vice-prA�sidence. Ce n’est pas grave, elle trouvera certainement A� se rendre utile !

 

Et la commune ?

Un peu occultA�e par le thA�A?tre rA�gional, la scA?ne communale a vu le rideau annuel tomber avec le Conseil municipal du 16 dA�cembre. ID Clamart n’a pas encore commentA� ce Conseil. Que faut-il mentionner ?

  • Une dA�cision importante et attendue : le bouclage du PLU. Beaucoup de choix, souvent fortement encadrA�s par l’Etat, n’appellent guA?re de critiques. Nous connaissons toutefois les principales faiblesses du plan retenu : quelques points qui soulA?vent des protestations vives dont le Maire refuse de tenir compte (le projet Gare par exemple) ; un manque criant d’attention au taux d’activitA� insuffisant qui caractA�rise la commune, et qu’on va semble-t-il laisser s’effriter.
  • Une dA�cision modificative du budget NA�2 assez dA�solante, parce qu’elle se cantonne A� des opA�rations obligatoires (dans le cadre de l’intercommunalitA�) et sans consA�quence, mais dA�sobA�it au sens vA�ritable d’une DM. Une DM devrait informer le Conseil et les citoyens sur l’A�volution en cours d’annA�e concernant les recettes et dA�penses. Malheureusement la DM2 ne nous en dit rien : la gestion de la commune est opaque.
  • Une absence de marqueA�aggravante : pas l’ombre d’un dA�bat d’orientation budgA�taire (DOB). Dans la pA�riode 2001 A� 2013, il s’agissait du rendez-vous financier le plus important de l’annA�e, parce qu’on pouvait rA�flA�chir, argumenter, A�changer, et se prA�parer pendant plusieurs semaines A� la prA�sentation du budget initial de la��annA�e suivante. Eh bien cette pA�riode est terminA�e, nous allons sans doute rester dans le noir jusqu’A� un DOB factice car il prA�cA�dera de trA?s peu la prA�sentation du budget, sans capacitA� rA�elle da��orientation et da��amA�lioration entre les deux actions. Notre vA�u est de nous tromper !

Et entre rA�gion et commune ?

Si vous avez disposA� sans le regarder du dernier numA�ro (NA�45) du magazine dA�partemental, vous avez manquA� quelque chose : les prA�sidents des Conseils des Hauts-de Seine et des Yvelines, P. Devedjian et Pierre BA�dier, annoncent leur dA�cision da�� »unir » leurs dA�partements. Ce « faire-part » quelque peu solennel mA�rite qu’on s’y arrA?te.

Un coup d’A�il sur la carte suffit A� mettre en A�vidence la bizarrerie de ce projet. Aucune logique gA�ographique, A�conomique, dA�mographique, culturelle, ne semble suggA�rer un rapprochement harmonieux et fructueux entre les deux dA�partements. Le seul exemple de bA�nA�fice que trouvent A� avancer les promoteurs de la fusion (rA�alisation en commun d’un A�tablissement pour accueillir des enfants autistes) est certes louable dans ses intentions mais assez peu adroit si l’on en croit des associations de familles concernA�es, et du reste ne nA�cessite en aucune faA�on une fusion des exA�cutifs dA�partementaux.

Il existe cependant des parentA�s entre les deux dA�partements : ils sont tous les deux dirigA�s par des A�quipes conservatrices, et tous deux sont riches (relativement), ce qui amA?ne les Hauts-de-Seine A� se mA�fier de la construction de la MA�tropole du Grand Paris (MGP), qui induirait A� partager un peu plus avec les zones moins riches. Ainsi pourrait s’interprA�ter le schA�ma de fusion avec les Yvelines, faA�on A� peine dA�tournA�e de contrecarrer le dA�veloppement de la MGP.

Nous reparlerons assurA�ment de la MGP. Ce projet, qui vise A� transformer Paris en vA�ritable mA�tropole, accA�dant A� une taille qui reste raisonnable mais ne soit pas trop infA�rieure A� celle des monstres urbains qui peuplent le monde d’aujourd’hui, est essentiel pour que la capitale de notre pays maintienne par sa vitalitA� un rA?le mondial qui ne se cantonne pas A� celui d’une Ville MusA�e. Malheureusement, la MGP a dA�marrA� un peu de guingois, handicapA�e par des intA�rA?ts politiques A� courte vue, et aussi on doit le constater par les rA�ticences des partisans des dA�partements de la petite couronne, qui se voyaient A� terme condamnA�s par l’A�mergence d’une entitA� plus moderne et plus logique, qui les auraient rendus inutiles.

Et pour Clamart, quel est le meilleur choix ? Vers les forA?ts et les zones agricoles de l’ouest (80% de la surface des Yvelines), ou bien vers la MA�tropole ? Poser la question c’est y rA�pondre. En nous opposant aux intentions saugrenues (pour A?tre indulgent) de MM. Devedjian et BA�dier, nous choisissons la meilleure option pour le pays, tout autant que la meilleure option pour Clamart. Cette conclusion dA�finit notre principal vA�u.

PhW

3 Commentaires

  1. Marianne 17 janvier 2016 Répondre

    Merci pour ce texte. Il me vient pourtant une interrogation à la lecture de celui-ci : quels sont réellement les avantages de la MGP et quelles peuvent en être les limites ? Un exemple : on peut penser que c’est coûteux que chaque commune ait son propre service de ramassage des ordures compte tenu de la continuité entre les communes dans une zone…d’où une communauté de communes qui va prendre à sa charge une gestion de cette question à une échelle plus vaste et rationalisera tout cela. Certes…mais si une commune a envie d’expérimenter une nouvelle méthode de tri, de valoriser des déchets, peut-elle le faire dans un contexte d’interco et encore plus de mégalopole ? Donc comment dans la MGP reste-t-il des possibilités de travailler à des solutions innovantes pour une ville durable et quelle place est possible pour expérimenter des solutions qui peuvent aussi n’avoir de pertinence qu’à des échelles plus réduites avec la possibilité de créer une économie circulaire par exemple ? Le processus de décision le permet-il ?

  2. habitante perdue 20 janvier 2016 Répondre

    Personne ne comprend rien à cette organisation qui laisse l’habitant de base indifférent. une seule préoccupation cela diminuera les impôts ou pas ? le grand problème des hommes politiques c’est de s’éloigner un peu plus tous les jours de la vie réelle et c’est irreversible. On lit dans le Parisien que le maire de Clamart est président avec tous ses collègues. Bref, on se contente de payer des impôts et de se taire. Quelles erreurs commises que de perte de temps : la seule préoccupation des français c’est le chômage et pas tant que cela la sécurité. Si la métropole peut agir sur le chômage ….on ne sait plus qui s’en occupe.

  3. PhW 22 janvier 2016 Répondre

    Chère Marianne ta question est pertinente, mais tu aurais pu déjà la poser pour Sud de Seine, qui a supprimé l’autonomie de Clamart concernant le ramassage des ordures. Et tu pourrais aussi la poser pour le 9ème ou le 10ème arrondissement de Paris, dont les tailles sont tout à fait comparables à celle de Clamart !
    Il m semble que SI les élus d’un conseil d’interco ou de métropole sont largement et sincèrement animés par la préoccupation des enjeux environnementaux, ils trouveront des solutions souples pour accueillir des expérimentations qui s’insèrent dans le dispositif général.
    D’ailleurs en y réfléchissant, j’ai l’impression que le cadre de Paris intra muros actuel n’est pas adéquat pour conduire une expérience d’économie circulaire : c’est un cadre trop petit…

    Chère concitoyenne perdue,
    Votre message met bien en lumière le défi posé à IDClamart, qui essaye justement de jeter un tout petit peu de lumière sur les évolutions et les structures qui nous semblent à tous et toutes incompréhensibles. Dans les semaines qui viennent, nous allons reparler de la nouvelle intercommunalité (le « territoire ») qui vient de remplacer Sud de Seine, puis on parlera de la Métropole du Grand Paris, et on donnera des informations sur les compétences des uns et des autres. Nous garderons votre commentaire en mémoire !

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